Achats et coût de la vie au Niger

Monnaie et moyens de paiement

Le Niger utilise le franc CFA d'Afrique de l'Ouest, émis par la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest et rattaché à l'euro par une parité fixe de 655,957 francs pour un euro. L'économie fonctionne très largement en espèces. Les cartes bancaires ne sont acceptées que dans quelques hôtels et supermarchés de Niamey, les distributeurs automatiques restent concentrés dans la capitale, et le paiement mobile s'est imposé comme le moyen de transfert le plus répandu.

Marchés de Niamey

Le grand marché de la capitale reste le principal lieu de commerce, avec ses allées de tissus, de vêtements, d'épices et de produits manufacturés. Le marché de Katako se consacre davantage à la quincaillerie, aux pièces détachées et aux matériaux, tandis que le village artisanal du quartier de Wadata regroupe les ateliers destinés à la clientèle étrangère. Les marchés hebdomadaires des bourgs de l'intérieur rythment la vie rurale et concentrent le commerce du bétail.

Artisanat nigérien

L'argent travaillé par les forgerons touaregs constitue la production la plus identifiable, avec la croix d'Agadez et ses variantes régionales, les bracelets et les poignards. Le cuir teint et brodé, les couvertures et les broderies peules, la poterie, la vannerie et les calebasses gravées complètent cette production. Le marchandage fait partie intégrante de la transaction et se pratique sans brusquerie.

Alimentation et produits courants

Le mil, le sorgho, le riz, le niébé et l'arachide forment la base de l'alimentation, complétés par la viande de mouton et de chèvre et par le poisson du fleuve. Les fruits et légumes suivent un calendrier saisonnier marqué. Les supermarchés de Niamey proposent des produits importés d'Europe et du Maghreb, à des prix nettement supérieurs à ceux des marchés locaux.

Niveau des prix

Le coût de la vie présente un fort contraste. Les produits locaux, les transports collectifs et la main-d'œuvre restent bon marché, alors que tout ce qui provient de l'importation supporte le surcoût d'un pays enclavé dont l'approvisionnement transite par les ports du golfe de Guinée. Le Niger figure parmi les derniers rangs mondiaux de l'indice de développement humain, ce qui se traduit par un pouvoir d'achat local très faible.