Aller au Niger par la route
Corridors d'accès depuis les pays voisins
Pays enclavé, le Niger dépend entièrement de ses voisins pour ses accès terrestres. Le corridor le plus fréquenté vient du sud-ouest et relie Ouagadougou à Niamey par Fada N'Gourma et Kantchari. D'autres itinéraires arrivent du Bénin par Malanville et Gaya, du Nigeria par Birni N'Konni ou Maradi, du Tchad par Nguigmi, et du Mali par Ayorou. Ces corridors servent aussi bien aux voyageurs qu'à l'approvisionnement du pays depuis les ports du golfe de Guinée.
État du réseau routier national
La colonne vertébrale du réseau est la route nationale 1, qui traverse le pays d'ouest en est de Niamey à Diffa en passant par Dosso, Birni N'Konni, Maradi et Zinder. Une seconde grande liaison remonte vers le nord jusqu'à Agadez, Arlit et la frontière algérienne. Hors de ces axes bitumés, la circulation emprunte des pistes en latérite ou en sable, difficilement praticables pendant l'hivernage, entre juin et octobre, lorsque les crues coupent régulièrement des tronçons.
Traversée saharienne depuis l'Europe
L'itinéraire transsaharien par l'Algérie, qui rejoignait Arlit par le poste d'Assamaka, a longtemps attiré des voyageurs en véhicule tout-terrain et des rallyes. Cette route n'a plus rien d'un parcours touristique praticable. Les traversées du désert relèvent aujourd'hui des flux migratoires et des convois commerciaux, dans des conditions de sécurité très dégradées.
Formalités pour un véhicule
L'entrée d'un véhicule étranger suppose la carte grise, un carnet de passage en douane pour les séjours temporaires et une assurance de responsabilité civile souscrite auprès d'un assureur reconnu localement, souvent au poste frontière. Le permis de conduire international facilite les contrôles. Les postes de police et de gendarmerie sont nombreux le long des grands axes et les vérifications de documents y sont systématiques.
Restrictions et exposition
La route reste le mode de déplacement le plus exposé du pays. Les zones frontalières avec le Mali, le Burkina Faso, le Bénin, le Nigeria et le Tchad connaissent une activité de groupes armés, et la circulation de nuit y est considérée comme très risquée. L'ensemble du territoire nigérien est formellement déconseillé aux voyageurs par les autorités françaises, dont les conseils aux voyageurs font foi.