Principales attractions touristiques au Niger
Le Niger possède un patrimoine naturel et culturel considérable, dont la valeur est reconnue par plusieurs inscriptions au patrimoine mondial. Ce patrimoine se décrit aujourd'hui davantage qu'il ne se visite, l'ensemble du territoire étant formellement déconseillé aux voyageurs par les autorités françaises, dont les conseils aux voyageurs font foi.
Parc national du W
Situé à environ 150 kilomètres au sud-ouest de Niamey, à la charnière des frontières béninoise et burkinabè, le parc du W tire son nom d'un double méandre du fleuve Niger. La partie nigérienne couvre à elle seule quelque 10 000 kilomètres carrés et s'inscrit dans un complexe transfrontalier proche du million d'hectares, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1996 et reconnu comme réserve de biosphère. Éléphants d'Afrique de l'Ouest, lions, léopards, guépards, hippopotames, crocodiles et plus de trois cent cinquante espèces d'oiseaux y ont été recensés, dans des paysages de savane arborée ponctués de peuplements de baobabs. Le braconnage, la transhumance et l'insécurité régionale pèsent lourdement sur sa gestion.
Girafes de Kouré
À quelque 80 kilomètres au sud-est de Niamey, le plateau de Kouré abrite la dernière population sauvage de girafes d'Afrique de l'Ouest, la sous-espèce Giraffa camelopardalis peralta, classée vulnérable par l'Union internationale pour la conservation de la nature. Réduit à moins d'une centaine d'individus au début des années 1990, le troupeau a été ramené à environ 450 animaux en 2014 grâce au travail de l'Association pour la sauvegarde des girafes du Niger et à une cohabitation organisée avec les agriculteurs du plateau. Une partie du cheptel a depuis été transférée vers la région de Maradi, plus à l'est, dans le cadre d'un programme de dispersion de la population.
Agadez et massif de l'Aïr
Ancienne cité caravanière fondée par des groupes touaregs, Agadez a prospéré à partir du seizième siècle comme carrefour entre l'Afrique du Nord et les pays sahéliens. Son centre historique figure sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. La grande mosquée et son minaret de banco, hérissé de bois de renforcement, constituent le monument de terre le plus élevé du Sahara. Les forgerons inadan y perpétuent un travail de l'argent dont la croix d'Agadez est devenue l'emblème. Au nord de la ville, le massif volcanique de l'Aïr dresse ses monts au-dessus des vallées où l'eau réapparaît après les pluies.
Ténéré et bois fossilisé
Le Ténéré prolonge l'Aïr vers l'est en une immense plaine de sable qui compte parmi les paysages sahariens les plus purs. Les réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré couvrent quelque 24 millions d'hectares, ce qui en fait la plus vaste aire protégée d'Afrique, avec un sixième de leur surface érigé en sanctuaire pour l'addax. Gazelles dorcas, gazelles leptocères, guépards et fennecs y subsistent. Le désert conserve aussi des troncs pétrifiés, vestiges d'une végétation d'un ancien climat humide, ainsi que les gravures rupestres qui témoignent d'une occupation humaine très ancienne. L'arbre du Ténéré, acacia solitaire longtemps utilisé comme repère par les caravanes, a été renversé en 1973 et son tronc est conservé au musée national de Niamey.
Fleuve Niger et Niamey
Le fleuve Niger traverse le sud-ouest du pays et donne à la capitale son paysage le plus caractéristique, avec ses berges cultivées, ses pirogues et ses hippopotames en aval. Niamey, qui comptait plus de 1,8 million d'habitants en 2018, abrite le musée national Boubou Hama, ensemble mêlant collections archéologiques et ethnographiques, ainsi qu'un village artisanal et de vastes marchés.
Vestiges sahariens du nord-est
Dans l'extrême nord-est, les forteresses de pierre et d'argile de Djado dominent une palmeraie abandonnée et témoignent d'une occupation saharienne ancienne mal documentée. Ces sites, situés dans une zone particulièrement exposée, relèvent de la recherche archéologique et non de la fréquentation touristique.