Population et indicateurs socio-démographiques
Volume et croissance de la population
La population nigérienne était estimée à 26,3 millions d'habitants en 2024, contre moins de quatre millions à l'indépendance en 1960. Le rythme d'accroissement annuel avoisine 3,3 pour cent, l'un des plus élevés de la planète. Les projections des Nations unies portent la population à environ 79 millions d'habitants en 2050. La densité moyenne reste faible, de l'ordre de douze habitants au kilomètre carré, mais elle dépasse cent habitants dans certaines zones agricoles de Maradi et de Zinder, alors que le nord saharien demeure presque vide.
Fécondité et structure par âge
L'indice synthétique de fécondité s'établissait à environ 6,2 enfants par femme en 2021, chiffre régulièrement présenté comme le plus élevé du monde. L'âge médian de la population se situe autour de quinze ans et près d'un habitant sur cinq a moins de cinq ans. Cette structure très jeune impose une pression continue sur le système scolaire, les infrastructures sanitaires et le marché du travail. Le mariage précoce reste fréquent, puisque environ trois quarts des femmes sont mariées avant dix-huit ans selon les enquêtes démographiques nationales.
Conditions de vie et développement humain
Le Niger figure depuis plusieurs années au dernier rang ou parmi les derniers rangs de l'indice de développement humain du Programme des Nations unies pour le développement. La Banque mondiale évaluait le taux d'extrême pauvreté à 52,9 pour cent en 2024 et anticipait un recul à 50,1 pour cent en 2025, sous l'effet des exportations pétrolières. L'alphabétisation des adultes demeure faible et l'écart entre hommes et femmes reste marqué, tout comme l'écart entre milieux urbain et rural.
Répartition urbaine et rurale
Près de quatre habitants sur cinq vivent en milieu rural, proportion parmi les plus fortes d'Afrique de l'Ouest. L'urbanisation progresse néanmoins rapidement autour de Niamey, de Maradi et de Zinder, sous l'effet de la croissance naturelle et de l'exode lié aux crises climatiques et sécuritaires. Les régions de Tillabéri et de Diffa comptent en outre plusieurs centaines de milliers de personnes déplacées et réfugiées recensées par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.