Géographie du Niger
Situation et superficie
Le Niger s'étend sur 1 267 000 kilomètres carrés, ce qui en fait le plus vaste État d'Afrique de l'Ouest et l'un des six plus grands du continent. Entièrement continental, il ne possède aucune façade maritime et partage ses frontières avec sept voisins, l'Algérie et la Libye au nord, le Tchad à l'est, le Nigeria et le Bénin au sud, le Burkina Faso et le Mali à l'ouest. Cet enclavement pèse sur toute l'économie, puisque les marchandises importées transitent principalement par les ports de Cotonou, de Lomé et de Lagos, situés à plus de mille kilomètres de Niamey.
Grands ensembles du relief
Le pays repose sur une ancienne pénéplaine faiblement ondulée, dominée au nord par le massif de l'Aïr, dont le mont Bagzane culmine à 2 022 mètres. À l'est de ce massif s'étend le Ténéré, erg de sable parmi les plus arides de la planète, prolongé au nord-est par le plateau du Djado et ses oasis. Le sud du pays associe des plateaux gréseux, des vallées fossiles appelées dallols et les cuvettes du Manga, dans la région de Diffa. Près des deux tiers du territoire relèvent du domaine désertique et ne portent qu'une population très clairsemée.
Réseau hydrographique
Le fleuve Niger traverse le sud-ouest du pays sur environ 500 kilomètres et concentre l'essentiel des ressources en eau de surface, avec ses affluents de rive droite venus du Burkina Faso. À l'extrême sud-est, le lac Tchad forme la seconde grande réserve hydrique, mais sa superficie a fortement diminué depuis les années 1960. Ailleurs, les écoulements restent temporaires et les cultures dépendent des nappes souterraines, des mares et des bas-fonds. Le barrage de Kandadji, en construction sur le fleuve en amont de Niamey, doit sécuriser l'irrigation et la production électrique.
Contraintes environnementales
La pluviométrie diminue rapidement du sud vers le nord, de six cents millimètres environ dans l'extrême sud à moins de cent millimètres au-delà de la latitude d'Agadez. Cette gradation détermine la répartition de la population, massivement installée dans la bande méridionale du pays. La désertification, l'érosion des sols et l'irrégularité des saisons des pluies figurent parmi les principaux risques recensés par les organismes de suivi du Sahel. Les crues du fleuve provoquent à l'inverse des inondations récurrentes dans la vallée et dans les quartiers périphériques de la capitale.