Climat du Niger
Trois domaines climatiques
Le Niger appartient à la zone intertropicale et se répartit en trois domaines climatiques échelonnés du nord au sud. Le domaine saharien couvre la plus grande partie du territoire, au nord d'une ligne passant par Agadez, avec des précipitations annuelles inférieures à cent millimètres. Le domaine sahélo-saharien forme une bande intermédiaire où les pluies restent très aléatoires. Le domaine sahélien occupe le sud du pays et reçoit entre trois cents et six cents millimètres, tandis que l'extrême sud-ouest, autour de Gaya, bénéficie de nuances soudaniennes plus arrosées.
Rythme des saisons
Le calendrier local distingue trois saisons. La saison des pluies, appelée hivernage, s'installe de mai à septembre selon la latitude et concentre la quasi-totalité des précipitations en quelques épisodes orageux brefs et intenses. Une saison sèche et fraîche lui succède d'octobre à février, avec des minimales qui descendent autour de douze degrés à Niamey. La saison sèche et chaude s'étend ensuite de mars à mai, période pendant laquelle les maximales atteignent couramment quarante à quarante-six degrés. La moyenne pluviométrique nationale reste faible, de l'ordre de cent cinquante millimètres par an, en raison du poids des surfaces désertiques.
Températures et vents dominants
Les moyennes annuelles s'établissent entre vingt-sept et trente degrés sur l'ensemble du pays. L'harmattan, vent continental sec venu du nord-est, souffle pendant la saison sèche et charge l'atmosphère de poussières qui réduisent fortement la visibilité. La mousson d'ouest, chargée d'humidité venue du golfe de Guinée, remonte au contraire pendant l'hivernage et détermine la position du front intertropical, dont l'oscillation commande la durée de la saison agricole.
Variabilité et risques
L'irrégularité interannuelle des pluies constitue la principale contrainte pour l'agriculture pluviale, dont dépend la majorité de la population. Les sécheresses de 1973 et de 1984 ont marqué durablement le pays et les déficits pluviométriques continuent de provoquer des crises alimentaires localisées. À l'inverse, les pluies concentrées entraînent des crues du fleuve Niger et des inondations urbaines, notamment à Niamey, qui touchent chaque année plusieurs centaines de milliers de personnes selon les bilans des agences humanitaires. Les projections régionales font état d'un réchauffement supérieur à la moyenne mondiale et d'une intensification des épisodes extrêmes.