Secteurs d'activité au Niger

Agriculture et élevage

Les cultures pluviales de mil, de sorgho, de niébé et d'arachide couvrent l'essentiel des surfaces exploitées dans la bande méridionale du pays. Les cultures irriguées de contre-saison, riz, oignon violet de Galmi, poivron et maraîchage, se concentrent dans la vallée du fleuve Niger, les dallols et les cuvettes. L'élevage transhumant fournit du bétail sur pied, des cuirs et des peaux, largement exportés vers le Nigeria et les pays côtiers. Ces deux activités emploient la majeure partie de la population active.

Hydrocarbures

Le bassin d'Agadem, dans le sud-est, alimente depuis 2011 la raffinerie de Zinder pour le marché intérieur. Un oléoduc d'environ 2 000 kilomètres, mis en service à partir de novembre 2023 et exploité par la China National Petroleum Corporation, relie ce gisement au terminal béninois de Sèmè et a permis les premières exportations de brut en 2024. La Banque mondiale évaluait la production à 28 millions de barils en 2025 et anticipait un rythme voisin de 106 000 barils par jour en 2026 et 2027.

Mines et industries extractives

L'uranium des sites d'Arlit et d'Akokan a structuré l'économie du nord depuis les années 1970. Le gisement d'Imouraren, l'un des plus importants au monde avec des réserves estimées à environ 200 000 tonnes, n'a jamais été mis en exploitation et le permis détenu par Orano a été retiré le 20 juin 2024. L'orpaillage artisanal du Liptako et les mines industrielles d'or complètent l'activité minière, aux côtés du charbon d'Anou Araren et de gisements de fer, de phosphates et de calcaire recensés mais peu valorisés.

Services, énergie et infrastructures

Le commerce, largement informel et tourné vers le Nigeria, constitue le premier secteur de services. Les télécommunications et la monnaie électronique connaissent une progression rapide. L'électricité provient pour une part importante d'importations depuis le Nigeria, situation que le barrage de Kandadji et les projets solaires visent à corriger. Le réseau routier reste limité au regard de la superficie et le transport de marchandises dépend des corridors vers Cotonou, Lomé et Lagos.