Investir au Niger

Cadre d'accueil des investissements

Le code des investissements nigérien prévoit plusieurs régimes privilégiés, accordés par agrément selon le montant investi, le nombre d'emplois créés et la localisation du projet. Ces régimes ouvrent droit à des exonérations temporaires de droits d'entrée sur les biens d'équipement, d'impôt sur les bénéfices et de certaines taxes locales. Le principe de la liberté d'établissement et l'égalité de traitement entre investisseurs nationaux et étrangers figurent dans le dispositif, sous réserve des secteurs régaliens et des activités soumises à autorisation.

Secteurs ouverts aux capitaux

Les hydrocarbures du bassin d'Agadem, l'or, les matériaux de construction, l'agroalimentaire, l'énergie solaire, les télécommunications et la logistique concentrent l'essentiel des projets recensés ces dernières années. La demande intérieure progresse au rythme d'une population estimée à 26,3 millions d'habitants en 2024 et croissant de plus de trois pour cent par an. La proximité du marché nigérian, premier débouché régional, constitue un facteur d'attractivité pour les unités de transformation implantées autour de Maradi et de Zinder.

Contraintes opérationnelles

L'enclavement impose des délais et des coûts logistiques élevés, les marchandises transitant par Cotonou, Lomé ou Lagos. L'accès à l'électricité reste limité et une part importante de la consommation provient d'importations depuis le Nigeria. La disponibilité de main-d'oeuvre qualifiée, le niveau d'alphabétisation et la profondeur du système bancaire figurent parmi les contraintes régulièrement citées par les études sur le climat des affaires. L'état d'urgence en vigueur dans plusieurs régions restreint par ailleurs les déplacements et l'activité.

Risques politiques et contentieux

Depuis le coup d'État du 26 juillet 2023, plusieurs décisions ont affecté des intérêts étrangers, notamment le retrait du permis d'Imouraren à Orano le 20 juin 2024, la perte du contrôle opérationnel de la Société des mines de l'Aïr annoncée par le groupe français en décembre 2024 et la nationalisation de cette société en 2025. Deux procédures d'arbitrage international ont été engagées. Les analyses de risque publiées par les organismes de crédit à l'exportation intègrent également l'insécurité dans les régions de Tillabéri et de Diffa ainsi que l'incertitude sur le calendrier de la transition.