Economie du Niger

Profil macroéconomique

L'économie nigérienne repose sur une base étroite, dominée par l'agriculture, l'élevage et, depuis peu, les hydrocarbures. La Banque mondiale prévoyait pour 2025 une croissance du produit intérieur brut de 6,5 pour cent, soit 3,1 pour cent par habitant compte tenu de la démographie, portée par la montée en régime des exportations pétrolières. Les projections pour 2026 et 2027 s'établissaient autour de 6,7 pour cent. L'inflation est revenue à 4,2 pour cent en 2025 après 9,1 pour cent en 2024, sous l'effet du reflux des prix alimentaires.

Poids de l'agriculture et de l'élevage

Le secteur primaire fournit encore près de la moitié de la richesse nationale et occupe la grande majorité des actifs. Le mil, le sorgho, le niébé, l'arachide et l'oignon constituent les principales productions, complétées par un cheptel important de bovins, d'ovins, de caprins et de camelins. Moins de deux pour cent des surfaces cultivées sont irriguées, ce qui rend les récoltes très dépendantes de la pluviométrie et explique la récurrence des crises alimentaires lors des années déficitaires.

Ressources extractives

L'uranium a longtemps représenté la première ressource d'exportation, avec des sites concentrés autour d'Arlit et d'Akokan. La production a reculé à 1 130 tonnes en 2023 contre environ 2 000 tonnes les années précédentes. Le pétrole du bassin d'Agadem, exploité par la China National Petroleum Corporation et évacué depuis 2024 par un oléoduc vers le Bénin, est devenu le principal moteur de la croissance, avec 28 millions de barils produits en 2025 selon la Banque mondiale. L'or, exploité de façon industrielle et artisanale, complète ce tableau.

Finances publiques et pauvreté

Le déficit budgétaire devait s'établir à 3,2 pour cent du produit intérieur brut en 2025 et l'analyse de viabilité de la dette conduite en janvier 2025 signalait un risque élevé de surendettement global. Le taux d'extrême pauvreté atteignait 52,9 pour cent en 2024, avec un recul attendu à 50,1 pour cent en 2025 et 45,6 pour cent en 2027. L'économie informelle occupe une place déterminante et limite la portée des statistiques officielles comme le rendement fiscal.